Face aux risques majeurs d’infiltrations d’eau et de déperditions thermiques, réussir l’étanchéité toit terrasse impose des choix techniques précis souvent sources d’inquiétude pour la pérennité du bâti.
Ce guide expert détaille les budgets à prévoir au m², analyse les avantages comparés du bitume, de l’EPDM ou des résines liquides, et expose les méthodes de réalisation conformes aux normes actuelles.
Vous accéderez aux informations factuelles nécessaires pour sélectionner le système le plus adapté à votre support, anticiper le prix final de l’isolation et mobiliser les aides financières pour réduire votre facture.
Décrypter les coûts : le budget à prévoir pour votre toit-terrasse
Cette première section va droit au but en abordant la question que tout le monde se pose : combien ça coûte ? On va décortiquer les prix pour que vous ayez une idée claire du budget nécessaire.
Le prix de l'étanchéité seule au m²
Le montant final fluctue énormément selon les chantiers. Pour une étanchéité seule, comptez globalement entre 40 € et 115 € par m², pose incluse. Ce chiffre reste une première estimation brute.
Regardons les solutions de plus près. Le bitume bicouche oscille entre 35 et 70 €/m², tandis que la membrane PVC et la résine (SEL) se situent entre 40 et 55 €/m². L’EPDM grimpe parfois à 50-65 €/m² selon la complexité.
Le choix du matériau impacte donc directement et immédiatement le montant final de votre devis.
Le surcoût de l'isolation thermique
Coupler l’étanchéité avec l’isolation thermique s’avère une opération courante et particulièrement judicieuse lors des travaux. Toutefois, l’isolation possède son propre coût qu’il faut additionner à la facture.
Prévoyez un budget moyen pour l’isolation thermique d’une toiture terrasse compris entre 120 € et 230 €/m², incluant le matériel et la main-d’œuvre. Cela fait logiquement grimper l’enveloppe globale nécessaire aux travaux combinés.
Le coût total, réunissant étanchéité et isolation, se situe ainsi dans une fourchette de 130 € à 400 €/m².
L'impact de la finition : accessible ou non ?
Une différence majeure de tarif existe entre un toit-terrasse accessible aux piétons et une surface technique inaccessible. La protection de l’étanchéité change radicalement, tout comme le prix associé.
Pour un toit-terrasse inaccessible, une simple protection par gravier roulé suffit amplement à sécuriser le dispositif. Le coût reste faible, tournant autour de 20 €/m³.
Si vous visez un toit-terrasse accessible, la pose de dalles sur plots s’impose. Le prix varie alors de 40 € à 100 €/m² supplémentaires.
Comprendre un devis : matériaux vs main-d'œuvre
Tout devis sérieux se décompose en deux grands postes distincts : le coût des matériaux bruts et celui de la pose par les professionnels. Il faut bien les distinguer pour comprendre l’offre.
Voici quelques exemples de prix des matériaux seuls. Les rouleaux de bitume coûtent 12-15 €/m², l’EPDM entre 10 et 20 €/m², et les résines SEL environ 20-35 €/m². Le reste du montant concerne la main-d’œuvre qualifiée.
N’oubliez pas les coûts annexes obligatoires comme le pare-vapeur, tarifé entre 1,5 et 3 €/m² hors pose, qui s’ajoutent inévitablement au total.
Les solutions traditionnelles en rouleaux : bitume et EPDM
Maintenant que les chiffres sont sur la table, voyons concrètement les options pour votre étanchéité toit terrasse. On commence par les grands classiques : les solutions en rouleaux.
Le bitume : la solution éprouvée et économique
Le système bicouche bitumineux reste la technique historique la plus répandue sur le marché pour les toits plats. Il se compose de rouleaux de bitume polymère renforcés par une armature spécifique.
Son principe de pose repose sur la soudure à la flamme à l’aide d’un chalumeau, une technique nommée calandrite. C’est un travail strictement réservé aux professionnels, car le risque d’incendie sur le chantier est bien réel.
Son atout majeur réside dans son rapport qualité-prix très compétitif. C’est souvent la solution la moins chère à l’installation.
La membrane EPDM : le pari de la longévité
La membrane EPDM s’impose comme une alternative moderne aux matériaux classiques. Cette bâche en caoutchouc synthétique est souvent posée en une seule pièce pour limiter les raccords sur la surface.
Sa pose s’effectue par une application à froid avec une colle spécifique, ce qui sécurise grandement le chantier. Elle offre une résistance impressionnante aux UV et aux intempéries, là où d’autres matériaux finissent par craquer.
Son argument choc est une durée de vie exceptionnelle. Elle peut dépasser 50 ans avec un entretien correct, ce qui en fait un investissement durable.
Mise en œuvre : soudure à chaud contre collage à froid
Opposons clairement les deux méthodes pour bien comprendre l’enjeu technique. La soudure à chaud du bitume exige un véritable savoir-faire manuel et un matériel spécifique comme le chalumeau.
Le collage à froid de l’EPDM est plus accessible et se fait sans flamme. Cela réduit drastiquement les risques d’incendie lors des travaux sur votre toit.
Notez toutefois que les deux techniques créent des joints par chevauchement. Ces zones restent des points de vigilance critiques pour l’étanchéité future de la structure.
Avantages et inconvénients : quand les choisir ?
Le bitume est idéal pour les budgets serrés et les surfaces simples à traiter rapidement. Son point faible reste la multiplication des joints et une durée de vie plus limitée.
L’EPDM est parfait pour ceux qui visent la tranquillité sur le très long terme sans y revenir. Son coût initial est certes plus élevé, mais sa durabilité exceptionnelle le rentabilise largement au fil des décennies.
Le choix dépend donc essentiellement de votre budget de départ et de votre vision à long terme pour votre toiture.
Les systèmes d'étanchéité liquide (SEL) : la révolution des résines
Qu'est-ce qu'un SEL et pourquoi est-ce si populaire ?
Le Système d’Étanchéité Liquide (SEL) consiste à appliquer des résines synthétiques qui polymérisent en séchant. Ce procédé crée une membrane continue, élastique et totalement dépourvue de joint après durcissement.
Sa popularité s’explique par sa capacité à épouser parfaitement toutes les formes, même les plus complexes. C’est la solution idéale pour les toits encombrés de multiples sorties de ventilation ou d’acrotères difficiles à traiter autrement.
Son principal avantage technique réside dans la suppression du point faible des systèmes traditionnels : les soudures et les joints entre les lés.
Application facile, résultat sans joint
La mise en œuvre de ce système s’apparente à l’application d’une peinture épaisse. L’opérateur étale le produit au rouleau ou au pinceau, en superposant plusieurs couches successives jusqu’à obtenir l’épaisseur requise.
Il est souvent nécessaire d’appliquer un primaire d’accrochage si le support est poreux. De plus, l’intégration d’une armature spécifique, appelée entoilage, est requise aux points critiques pour renforcer durablement le système.
Le résultat final forme une coque monolithique qui garantit une parfaite imperméabilisation de la surface traitée.
Idéal pour la rénovation sur supports complexes
Les SEL constituent un atout majeur lors des chantiers de rénovation. Ils peuvent souvent s’appliquer directement sur un ancien revêtement, comme du bitume ou du carrelage, après une préparation adéquate, évitant ainsi des démolitions coûteuses.
C’est la solution de choix pour traiter les balcons ou les terrasses carrelées qui fuient, sans avoir l’obligation de tout casser au préalable.
Sa grande flexibilité permet à la membrane d’absorber les mouvements structurels du support sans jamais se fissurer.
Les différents types de résines (polyuréthane, acrylique)
On distingue deux grandes familles de résines pour ces travaux. Les résines polyuréthane offrent une résistance mécanique élevée et supportent très bien la stagnation de l’eau sur les toits plats.
Les résines acryliques sont davantage adaptées aux toits en pente favorisant l’écoulement naturel. Des produits comme ARCATHAN ciblent l’eau stagnante, tandis que ARCAFILM est spécifiquement formulé pour les pentes.
Le choix dépendra donc de la configuration de votre toit : une terrasse à pente nulle ou une surface inclinée pour l’évacuation.
Le guide pratique de la réalisation
Connaître les produits, c’est bien. Savoir comment on les met en œuvre pour que ça tienne, c’est mieux. Voici le déroulé d’un chantier réussi.
Diagnostic : le point de départ de tout projet réussi
Avant de foncer, inspectez minutieusement votre toit. Il faut repérer l’origine précise des fuites, les fissures apparentes ou les zones où l’eau stagne. C’est le moment critique pour décider : simple réparation locale ou réfection totale de l’étanchéité toit terrasse ?
Une fissure isolée se traite vite avec un mastic spécifique. En revanche, des infiltrations multiples ou généralisées signalent souvent un problème structurel bien plus profond qu’il faut traiter à la racine.
Un diagnostic précis vous évite de jeter de l’argent par les fenêtres pour une solution technique inadaptée.
La préparation du support, clé de la durabilité
Soyons clairs : 90 % de la réussite d’une étanchéité réside dans la préparation du support. C’est une étape technique absolument non négociable sur le chantier.
Le support doit être parfaitement propre, sec, sain et cohésif. Vous devez donc le nettoyer en profondeur, souvent à haute pression, le démousser et surtout le laisser sécher totalement.
Inspection visuelle minutieuse et recherche active des fissures.
Nettoyage complet pour éliminer.
Réparation des fissures et trous avec un mastic adapté.
Application d’un primaire d’accrochage si le support est poreux.
Le traitement des points singuliers
Parlons des points singuliers. Ce sont ces zones critiques et techniques où les fuites démarrent le plus souvent si l’on n’y prête pas une attention particulière dès le départ.
Voici les coupables habituels à surveiller : les jonctions avec les murs qu’on appelle acrotères, les angles, les évacuations d’eau pluviale, les diverses sorties de ventilation et bien sûr les pieds de cheminée.
Ces zones fragiles exigent un traitement renforcé, souvent réalisé avec une armature spécifique, ou entoilage, marouflée dans la résine.
Les conditions de pose : météo et séchage
Rappelons une évidence trop souvent oubliée sur les chantiers : on ne lance pas une étanchéité par temps de pluie ou de gel. Le support doit être sec et la météo doit rester clémente durant plusieurs jours.
Respecter scrupuleusement les temps de séchage entre les couches est fondamental pour assurer la bonne polymérisation du produit.
Se presser ici, c’est la garantie absolue d’un travail bâclé à refaire rapidement. La patience est une vertu.
Isoler en même temps : la double performance thermique et hydraulique
Toiture chaude, froide, inversée : quelle technique pour votre projet ?
La toiture chaude s’impose comme la norme pour une étanchéité toit terrasse performante. Elle superpose un pare-vapeur, l’isolant thermique puis l’étanchéité finale. Cette méthode évite toute lame d’air ventilée interne. C’est techniquement la solution la plus fiable contre l’humidité.
La toiture inversée modifie simplement l’ordre des couches du complexe isolant. On pose l’étanchéité, puis un isolant insensible à l’eau comme le polystyrène extrudé, lesté par du gravier. Cette configuration protège la membrane des chocs thermiques.
Oubliez la technique de la toiture froide avec l’isolant placé sous le support porteur. Elle crée inévitablement de la condensation interne et des ponts thermiques désastreux pour la structure.
Choisir le bon isolant selon l'usage du toit
Votre isolant doit encaisser des charges spécifiques sans s’écraser sous le poids. Si vous comptez marcher sur votre terrasse, la résistance à la compression devient le critère numéro un. Ne négligez pas ce paramètre mécanique.
Il est donc important de bien choisir le meilleur isolant thermique pour son projet.
Voici la classification des isolants selon l’usage prévu :
Toit inaccessible (entretien seul) : Optez pour une classe de compressibilité A ou B (ex: laine minérale).
Toit accessible aux piétons : Il faut une classe C (ex: polystyrène extrudé, polyuréthane).
Toit accessible aux véhicules : Visez la classe D (ex: verre cellulaire, perlite).
Viser la bonne résistance thermique (r) pour être efficace
La performance de votre isolation se mesure par sa résistance thermique R. Plus cet indice est élevé, plus le matériau freine les pertes de chaleur vers l’extérieur. C’est le juge de paix thermique.
Pour débloquer les aides financières et garantir une isolation efficace, vous devez atteindre une résistance R minimale de 4,5 m².K/W. C’est le seuil d’efficacité exigé par l’État. Ne visez pas en dessous.
L’épaisseur finale de l’isolant dépendra de sa conductivité thermique (lambda) pour atteindre cette valeur R. C’est un calcul mathématique incontournable.
Le rôle du pare-vapeur pour éviter la condensation
Le pare-vapeur joue le rôle de bouclier indispensable dans la toiture. Il se positionne toujours côté chaud, sous l’isolant, pour bloquer la vapeur d’eau venant de l’intérieur. Il empêche concrètement l’humidité domestique de migrer dans la structure.
Sans lui, l’isolant se gorgerait d’humidité, perdrait toute son efficacité thermique et finirait par pourrir. C’est un risque structurel majeur.
C’est une membrane peu coûteuse mais absolument fondamentale dans un système de toiture chaude. Elle garantit la longévité globale.
Le comparatif des solutions : quel système pour quel besoin ?
Vous ne voulez pas jeter votre argent par les fenêtres en choisissant un matériau inadapté à votre toiture. Ce tableau confronte les réalités techniques et économiques du marché pour une décision rapide.
| Solution | Prix moyen posé (/m²) | Durée de vie estimée | Principaux avantages | Principaux inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| Bitume bicouche | 35 – 70 € | 20 à 25 ans | Très bon rapport qualité-prix | Joints et soudures fragiles, pose par un professionnel |
| Membrane EPDM | 50 – 80 € | Plus de 50 ans | Grande durabilité, absence de joints sur petites surfaces | Coût initial plus élevé |
| Résine SEL | 40 – 70 € | 15 à 25 ans | Sans joint, idéale en rénovation et formes complexes | Sensible à la préparation du support |
| Membrane PVC | 40 – 60 € | 25 à 30 ans | Bonne résistance, large choix de couleurs | Soudure des joints à l’air chaud |
Analyse du tableau : le meilleur rapport qualité/prix
Si votre budget est serré, le bitume reste la référence incontournable sur le marché actuel. C’est mathématique : son coût au mètre carré défie toute concurrence pour une protection immédiate et efficace.
Pourtant, ne négligez pas les résines SEL. En rénovation, elles deviennent économiquement redoutables car elles s’appliquent directement sur l’existant. Vous économisez ainsi les lourds frais de dépose, ce qui équilibre souvent la facture finale pour un rendu sans joint.
Analyse du tableau : la solution la plus durable
Les chiffres ne mentent pas : la membrane EPDM écrase ses concurrents sur la durée. Avec une espérance de vie dépassant les 50 ans confirmée par les tests de vieillissement, vous installez une toiture que vos petits-enfants verront probablement encore en place.
Certes, le ticket d’entrée est plus élevé. Mais divisez ce prix par le nombre d’années de tranquillité : le coût réel à l’année devient dérisoire comparé aux autres options.
Analyse du tableau : la plus simple à mettre en œuvre
Pour ceux qui envisagent de gérer les travaux, la résine SEL séduit par sa logique d’application. Un rouleau suffit généralement, ce qui vous évite de manier un chalumeau dangereux ou de devoir maîtriser la soudure à l’air chaud.
Attention toutefois au piège de la facilité. Si votre support est mal nettoyé ou humide, l’échec est garanti. La préparation représente la majeure partie du travail ici.
Durabilité et entretien : comment protéger votre investissement
Le chantier est terminé, mais le travail n’est pas fini. Une bonne étanchéité se doit d’être entretenue.
La longévité attendue de chaque système
Soyons factuels sur la durée de vie. L’EPDM domine largement avec plus de 50 ans. Le PVC résiste généralement 25 à 30 ans. Le bitume tient entre 20 et 25 ans, tandis que les résines SEL offrent 15 à 25 ans.
Ce sont des estimations, pas des garanties absolues. La qualité de la pose initiale et un entretien régulier peuvent considérablement allonger ou raccourcir ces durées. C’est votre rigueur qui fera la différence. Une étanchéité toit terrasse négligée ne tiendra jamais ses promesses.
L'entretien annuel : les gestes qui sauvent
Je recommande fermement un contrôle visuel au moins une fois par an. Le moment idéal se situe juste après l’hiver pour repérer immédiatement les dégâts causés par le gel.
Voici les gestes clés : vous devez nettoyer les évacuations d’eau pour éviter toute stagnation nuisible. Pensez également à enlever les feuilles mortes et les mousses, car elles retiennent l’humidité et dégradent le revêtement.
C’est une routine simple, rapide, et ça peut surtout vous éviter de gros ennuis et des fuites coûteuses.
Réparer une fuite : quand une intervention locale suffit
Si une petite fuite apparaît, comme une fissure ou un décollement local, pas de panique. Une réparation ciblée est souvent possible et permet de traiter le problème à la source.
Il faut utiliser des mastics d’étanchéité ou des kits de réparation spécifiques au matériau en place. La pose d’un patch EPDM ou d’une résine localisée constitue une réponse technique fiable.
C’est une solution économique pour prolonger la vie de l’étanchéité existante et sécuriser votre toit.
La réfection ou le "rechapage" sur une étanchéité vieillissante
Voici le principe du rechapage : on ne casse pas tout. Si l’ancienne étanchéité est saine et bien adhérente, on peut parfois appliquer une nouvelle couche directement par-dessus pour redonner une jeunesse au toit.
Les résines SEL sont particulièrement adaptées à cet exercice précis. C’est une forme de rénovation plus légère, rapide à mettre en œuvre et moins invasive pour le bâtiment.
Si les dégâts s’avèrent trop importants ou profonds, il faudra alors envisager une rénovation complète de la toiture.
Cas spécifiques : adapter l'étanchéité au support
Tous les toits-terrasses ne sont pas en béton. Voyons comment adapter la technique au support existant, car chaque matériau a ses propres règles.
Étanchéité sur support béton
Le béton reste le support le plus classique pour une terrasse. S’il offre une stabilité et une robustesse indéniables, il n’est pas exempt de défauts et finit souvent par fissurer.
La préparation est donc une étape qu’on ne peut pas négliger. Il faut impérativement traiter les microfissures existantes et appliquer un primaire d’accrochage, car ce matériau boit l’eau comme une éponge.
Une fois cette base saine assurée, vous avez l’embarras du choix : bitume, EPDM ou résine SEL s’y adaptent parfaitement.
Étanchéité sur support bois ou bac acier
Les supports en bois, comme les panneaux OSB, ou ceux en bac acier réagissent différemment du béton. Ils sont plus souples et bougent constamment selon les variations de température extérieures.
Cette instabilité impose une étanchéité capable de suivre ces mouvements sans rompre. Les membranes EPDM et les résines SEL, grâce à leur forte élasticité, sont les options les plus sûres ici.
Avant de lancer les travaux, pensez à vérifier les matériaux de la charpente pour garantir qu’elle supportera le poids du nouveau complexe isolant.
Rénover une étanchéité sur du carrelage ou un ancien bitume
C’est le scénario classique en rénovation : l’ancien revêtement fuit, mais personne n’a envie de tout casser. Retirer l’existant représente un travail titanesque.
Les systèmes d’étanchéité liquide s’imposent alors comme la réponse idéale. Moyennant un nettoyage sérieux et un primaire adapté, ils s’appliquent directement sur le vieux carrelage ou l’ancien bitume sans sourciller. Vous économisez ainsi les frais de démolition et évitez un chantier bruyant et interminable.
Le cas particulier de la toiture végétalisée
Installer une toiture végétalisée ne se résume pas à poser de la terre sur le toit. L’étanchéité doit être irréprochable et surtout certifiée anti-racines pour éviter que les végétaux ne perforent la membrane.
Ce dispositif ajoute également une charge considérable au bâtiment. La structure porteuse doit obligatoirement être validée par un expert. C’est un projet esthétique qui demande une rigueur technique absolue et ne s’improvise pas.
Les aides financières : comment réduire la facture de vos travaux
Isoler son toit-terrasse est un geste pour la planète et pour votre portefeuille. L’État l’a bien compris et propose plusieurs coups de pouce financiers. D’ailleurs, tout comme pour l’isolation des combles, les montants alloués peuvent être significatifs si le dossier est bien monté.
MaPrimeRénov’ et l'éco-prêt à taux zéro
MaPrimeRénov’, pilotée par l’ANAH, reste l’aide principale pour les propriétaires. Elle est directement accessible pour les travaux d’isolation des toitures-terrasses visant à améliorer la performance énergétique.
Son montant dépend de vos revenus et s’intègre souvent dans un bouquet de travaux de rénovation globale. Elle se couple d’ailleurs très bien avec l’éco-PTZ pour optimiser votre plan de financement. L’éco-prêt à taux zéro permet de financer le reste à charge sans payer d’intérêts bancaires.
Les primes CEE comme la Prime Effy
Le principe des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) est simple : les fournisseurs d’énergie financent une partie de vos travaux. Ils le font pour respecter leurs obligations légales et éviter des pénalités.
Prenons l’exemple de la Prime Effy, qui peut atteindre 7 à 8 €/m² pour l’isolation d’un toit-terrasse. C’est un apport direct non négligeable sur le coût total. Attention toutefois : la demande doit impérativement être faite avant de signer le devis, sous peine de refus immédiat.
La TVA à 5,5 % : le sésame du professionnel rge
Pour les travaux de rénovation énergétique, la fiscalité s’allège considérablement. La TVA sur la main-d’œuvre et les matériaux chute à 5,5 % au lieu des 20 % habituels, ce qui représente une économie immédiate sur votre projet d’étanchéité toit terrasse.
Une condition sine qua non s’applique pour en bénéficier : faire appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). C’est également un gage de qualité indispensable pour la pérennité de vos travaux.
Les conditions à remplir pour être éligible
Pour éviter les mauvaises surprises, vérifiez scrupuleusement si vous cochez toutes les cases. L’administration ne valide les dossiers que si les critères techniques sont strictement respectés.
Ces aides sont souvent couplées à d’autres travaux comme l’isolation des combles pour une performance globale du bâti.
Critères d’éligibilité principaux :
Faire appel à un artisan certifié RGE.
Atteindre une résistance thermique R ≥ 4,5 m².K/W.
Le logement doit être achevé depuis au moins 2 ans (ou 15 ans pour MaPrimeRénov’).
La réussite de votre projet d’étanchéité repose sur le choix adapté des matériaux et une mise en œuvre rigoureuse. Qu’il s’agisse de rénovation ou de construction, l’intégration d’une isolation thermique reste fortement recommandée. Sollicitez un professionnel RGE pour garantir la qualité des travaux et accéder aux dispositifs de financement comme MaPrimeRénov’.
FAQ
Quel est le meilleur système d'étanchéité pour un toit-terrasse ?
Il n’existe pas de réponse unique, car le choix dépend de votre budget, de la configuration du toit et de vos attentes en matière de durabilité. La membrane EPDM est souvent citée comme la référence pour sa longévité exceptionnelle supérieure à 50 ans.
Cependant, le bitume reste une solution éprouvée et économique pour les budgets serrés, tandis que les résines liquides (SEL) sont idéales pour les surfaces complexes nécessitant une application sans joint.
Comment se déroule l'étanchéification d'une toiture-terrasse ?
La mise en œuvre commence impérativement par une préparation rigoureuse du support, qui doit être propre, sec et sain. Selon le matériau choisi, la technique varie : soudure à la flamme pour le bitume, collage à froid pour l’EPDM ou application au rouleau pour les résines liquides.
L’objectif est de créer une barrière continue et hermétique, en traitant avec soin les points singuliers comme les angles, les relevés d’acrotères et les évacuations d’eaux pluviales.
À quel moment faut-il rénover l'étanchéité d'un toit-terrasse ?
Une réfection s’impose dès l’apparition de signes de faiblesse tels que des fissures, des décollements de joints, des cloques ou des infiltrations d’eau visibles à l’intérieur du logement. En l’absence de fuite avérée, il est recommandé de prévoir une rénovation complète après 20 à 25 ans pour les systèmes bitumineux ou synthétiques classiques, afin d’anticiper les dégradations liées au vieillissement naturel des matériaux.
Quelle est la longévité moyenne d'une étanchéité de terrasse ?
La durabilité dépend essentiellement du matériau choisi et de la qualité de la pose initiale. La membrane EPDM détient le record avec une espérance de vie pouvant dépasser 50 ans.
Les membranes PVC et les solutions bitumineuses offrent généralement une tranquillité de 20 à 30 ans, tandis que les résines liquides (SEL) durent entre 15 et 25 ans. Un entretien annuel régulier est indispensable pour atteindre ces durées.
Quel revêtement choisir pour une terrasse accessible ou inaccessible ?
Le choix du revêtement est dicté par l’usage. Pour une toiture inaccessible (sauf entretien), une protection par gravillons est suffisante et économique. Pour une surface accessible aux piétons, on privilégie une étanchéité protégée par des dalles sur plots ou un platelage bois.
En rénovation sur un carrelage existant, les Systèmes d’Étanchéité Liquide (SEL) sont particulièrement adaptés car ils forment une membrane circulable résistante directement sur l’ancien support.
